Dans une société qui ne prône que performances physiques ou intellectuelles, on a parfois besoin de se remémorer nos petits bonheurs quotidiens... Au plaisir de vous lire !!!
Le NOIR !!!
L'ennemi numéro 1 des enfants de 0 à 6 ans, est toujours le mien... Je suis incapable de dormir dans le noir complet... Mais, surtout seule, je ne peux absolument pas me résoudre à dormir lumiére
éteinte...
Accompagnée, c'est un peu différent... Le noir complet, je ne vais tout de même pas domir tranquille..; La demi-obscurité, blotti tout contre l'autre, je devrais m'en sortir tant bien que
mal...
Aussi loin que je me souvienne, cette peur à toujours fait partie intégrante de moi...
Et c'est assez incroyable à quel point, on peut faire abstraction de toute forme de rationnalité dans les moments de peur panique...
Je me souviens, enfant, nous passions nos vacances à la campagne... En toute quiétude : pas perturbés par le bruit incéssant du traffic routier ni par la lumiére des lampadaires qui vous narguent
le soir à la fenetre... Mais, moi, ses lampadaires, il me manquaient... Alors, ma mére me mettaient des veilleuses pour que j'arrive à m'endormir... Ce qui fonctionnait plutot pas mal, j'avais
mon point de repére... Je ne le quittais pas des yeux avant de m'endormir... Mais, il était là, fidéle, toujours au poste, toujours au garde à vous... Dieu, que je l'aimais... Mais, une nuit ou
je me suis réveillée, je ne l'ai pas vu (je ne me souviens pas si ma mére avait oublié de le mettre ou s'il m'avait laché...)... Tout d'abord, je ne me suis pas démontée, j'ai cherché le
bouton de la lumiére (C'était ses anciens lit avec un bouton pendu au bout d'un fil qui vient vous narguer jusque dans votre lit... trés pratique pour les faineants !!).. Mais cette nuit là,
impossible de remettre la main sur ce bouton... Mais ou est il ? La pression commencait à monter... Doucement, insidieusement, la peur envahi mon coeur, mon corps, mon esprit... Elle s'imisse
partout... Mon souffle se fait plus violent, mes mouvements deviennent désordonnés... Je prend alors une décision radicale : je vais sortir de ce fichu lit et allez à taton trouver une lumiére
quelque part dans cette maison...
J'avais hérité à cette époque d'un vieux lit tout en bois avec deux pans de bois : un au nouveau de la tête, un au niveau des pieds... Mon lit était positionné le long du mur...
La déraison s'est alors envahi de moi... Je tournais dans ce lit en vu de trouver la coté duquel je pouvais en sortir... Il n'y en avait pas, il n'y en avait plus....
J'avais beau faire le tour à 360° dans mon lit, tout étais clos...
J'étais enfermée...
Une force incroyable à envahi mes poumons et je me suis mise à hurler ma mére... Terrorisée... encore tremblante et pleurante quand elle est arrivée pour sauver sa fille de son knidappeur de
lit...
J'avais perdu tout lien avec la réalité...
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